5 idées à combattre sur la douleur

5 idées à combattre sur la douleur

5 idées à combattre sur la douleur

samedi 01 décembre 2018

La prise en charge de la douleur a évolué mais trop de personnes en souffrent encore. Le point sur les idées reçues.

1) Ça va passer peu à peu

Apprendre à "faire avec" serait une mauvaise idée, car la douleur génère des contractures musculaires, une fatigue, un mauvais sommeil et de l'anxiété qui augmentent la perception de la souffrance et le repli sur soi. Un cercle vicieux.Une douleur aiguë peut devenir chronique et la perte musculaire induite devenir difficile à récupérer. Autant de bonnes raisons de consulter sans tarder.

 

2) C'est normal de souffrir avec l'âge

Les problèmes de santé (arthrose, zona, suites d'opération ou cancer) deviennent plus fréquents avec l'âge. Pour autant, la douleur n'a d'intérêt que comme signal d'alarme: une fois entendu, aucune raison de ne pas l'éteindre! C'est vrai à tout âge, y compris en institution où de nombreux résidents n'osent pas ou ne parviennent pas à demander de l'aide. Si un proche se recroqueville, boude les rencontres ou

devient irritable ou agressif, c'est peut-être qu'il a mal. Là encore, il faut consulter.

 

3) Les médicaments antidouleur rendent dépendants

Cela peut arriver, d'où l'importance d'une bonne indication à un dosage ajusté. Des effets indésirables (constipation, somnolence, nausées…) pointent un traitement trop puissant ou inadapté. À l'inverse, un soulagement incomplet signale un sous-dosage. Il ne faut pas craindre d'en parler à l'équipe médicale, elle a besoin de ce dialogue pour être efficace et adapter le traitement. Même la morphine, avec un suivi régulier, ne doit pas inquiéter. Pour éviter l'accoutumance, les médecins pratiquent une "rotation" des opioïdes, qui évite la saturation des récepteurs du système nerveux.

4) Les soins proposés n'incluent pas les médecines douces

Fini le temps du tout médicament. Plutôt que de médecines douces, les médecins parlent de thérapies complémentaires, et elles ont désormais leur place dans la prise en charge, y compris à l'hôpital: hypnose, acupuncture, auriculothérapie, neurostimulation, massages, cure thermale L'imagerie médicale a permis de visualiser la façon dont ces thérapies réduisent la douleur. Ces soins sont pris en charge par l'assurance maladie et les mutuelles s'ils sont réalisés dans un cadre médical. Et pourquoi pas, en cas de douleur rebelle – le zona par exemple –, recourir à un guérisseur. À condition de fuir les charlatans, bien sûr.

5) Les centres antidouleur sont réservés aux maladies graves

Si une douleur devient chronique, ou bien si elle est aiguë et rebelle, c'est que le traitement est inadapté. Face à une telle situation, il faut se tourner sans hésiter (avec un courrier du médecin traitant) vers les spécialistes des structures antidouleur. Il y en a dans toutes les régions de France. Objectif: retrouver une meilleure qualité de vie.

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