Cancers de la peau: les surveiller pour mieux les dépister

Cancers de la peau: les surveiller pour mieux les dépister

Cancers de la peau: les surveiller pour mieux les dépister

mercredi 16 mai 2018
Les cancers de la peau les plus fréquents sont les carcinomes. Ils surviennent généralement après 50 ans sur les zones non couvertes (visage, cou, bras, épaules, jambes) exposées au soleil. 

Les mélanomes, eux, sont plus rares mais plus agressifs et situés n'importe où. 1773 personnes ont perdu la vie en raison d'un cancer de la peau en 2015 (14325 cas dépistés cette année-là). 

Tous types confondus, le nombre de nouveaux cas a plus que triplé entre 1980 et 2012 en raison de la généralisation d'une exposition excessive et répétée aux rayonnements solaires et artificiels. S'en protéger est la meilleure façon d'éviter ce cancer capable d'évoluer rapidement. 

• Ce qui est recommandé aujourd'hui  
Être attentif à ce que les spécialistes appellent un "vilain petit canard" sur une partie visible ou cachée du corps, y compris les oreilles, les ongles et les parties génitales. Cela consiste à repérer une petite tache pigmentée sur une peau homogène (c'est le cas le plus fréquent), une plaie qui ne cicatrise pas, une croûte qui persiste, ou encore un bouton ou un grain de beauté différent des autres, ou qui évolue... 

Une tache Asymétrique, aux Bords irréguliers, de Couleur non homogène ou de Diamètre qui change (méthode dite ABCD) doit pousser à consulter. 
Pendant la consultation, le dermatologue utilise un dermoscope, une loupe éclairante, pour voir à travers la première épaisseur de l'épiderme. 

La fréquence de l'examen est déterminée avec lui selon le niveau de risque, notamment en cas d'antécédents personnel ou familial, de peau claire avec grains de beauté (40 ou davantage) ou taches de rousseur, pour les personnes ayant vécu dans des pays chauds, ou encore exposées par leur profession ou leurs loisirs à des expositions solaires intenses. 

• L'avis du spécialiste  
"Avec la télémédecine, un professionnel de santé - généraliste, pharmacien ou infirmier - ou bien le patient lui-même avec un smartphone, pourrait à l'avenir prendre des photos et les envoyer à un cabinet d'experts qui les orienterait en cas de doute vers le dermatologue. Cela simplifierait la prise en charge et allégerait les consultations chez les professionnels, souvent surchargés". 

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