Dépistage du cancer du col de l'utérus, ce qui a changé

Dépistage du cancer du col de l'utérus, ce qui a changé

Dépistage du cancer du col de l'utérus, ce qui a changé

vendredi 01 février 2019

En France, le dépistage systématique et généralisé du col de l'utérus est lancé. Il concerne 17 millions de femmes âgées de 25 à 65 ans.

La maladie se développe sur la muqueuse du col de l'utérus, dans la majorité des cas en raison d'un virus de la famille des papillomavirus humains (HPV) transmis par voie sexuelle dix à quinze ans plus tôt.

En général, le corps parvient à les éliminer mais il arrive que l'infection persiste et provoque des lésions susceptibles de se transformer en cancer. Chaque année,      3 000 femmes sont touchées. 1100 en meurent, alors que les lésions sont repérables avec un simple prélèvement des cellules au niveau du col de l'utérus, appelé frottis cervico-utérin, qui permet d'agir avant le stade de cancer. +

 

• Ce qui est recommandé aujourd'hui

Le dépistage est si efficace qu'à partir de 2019, un programme systématique et généralisé est mis en place de 25 à 65 ans tous les trois ans. Il est recommandé aux seniors, y compris après la ménopause et en l'absence de relations sexuelles. Côté remboursement, chaque femme bénéficie de la prise en charge à 100% du dépistage du cancer du col de l'utérus, dans le cadre du volet prévention de la stratégie santé présenté en mars 2018. Jusqu'ici, il était de 70%.

Le frottis, réalisé au cabinet médical, vérifie l'absence de lésions précancéreuses ou de cancer débutant. Il est proposé aux femmes qui n'en ont pas bénéficié depuis trois ans, à renouveler tous les trois ans après deux premiers frottis normaux réalisés à un an d'intervalle. "Ce sont les recommandations européennes". Les gynécologues, les généralistes, les sages-femmes, certains centres de santé et laboratoires d'analyses peuvent réaliser l'examen. À ce stade, une intervention simple suffit à régler le problème. Une femme suivie régulièrement jusqu'à 65 ans avec absence de lésions a très peu de risque de voir un cancer apparaître plus tard.

• Un cas particulier

Les femmes qui ont pris ou dont la mère ou la grand-mère a pris du Distilbène bénéficient d'un suivi renforcé. Cette hormone, prescrite jusqu'en 1977 aux femmes enceintes contre les fausses couches, augmente le risque de cancer de l'utérus sur au moins deux générations. Pour les jeunes filles, une vaccination anti-HPV est conseillée avant le premier rapport sexuel.

• L'avis du spécialiste

"35 à 40% des femmes passent à côté du frottis, notamment après 50 ans et parmi les femmes en affection longue durée. C'est dommage, l'examen est fiable et efficace, et peut sauver de nombreuses vies".

À savoir:
Informations clés sur le dépistage du cancer du col de l'utérus (pourquoi c'est important? À qui s'adresser? Comment ça se passe? Combien coûte l'examen?...Toutes les informations sur le dépistage organisé sont sur le
site de l'Inca.

 

 


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