Réapprendre à vivre après un AVC

Réapprendre à vivre après un AVC

Réapprendre à vivre après un AVC

mardi 03 avril 2018
En France, un AVC survient toutes les quatre minutes soit 150 000 par an. Après l'accident, que se passe-t-il?

L'accident vasculaire cérébral (AVC) se produit lorsque le cerveau n'est plus irrigué. Dans 80% des cas, un caillot empêche le sang de circuler, ou un vaisseau sanguin se rompt (20% des cas). 
Lors de l'accident, la privation d'oxygène a des conséquences immédiates: visage paralysé, bras tombant, jambe inerte, troubles du langage, vision brouillée, grand trouble de l'équilibre associé à une vision double, mal de tête intense et anormal.
Ce qui alerte: la brutalité du trouble neurologique et son caractère inhabituel.
 

• Réagir immédiatement

Réagir vite et bien permet de diviser la mortalité par deux et de diminuer sérieusement les séquelles. 

En composant le 15, vous êtes orienté dans une filière neurovasculaire. Cela permet notamment l'accès à une IRM en urgence et au traitement le plus efficace. Chaque minute gagnée est précieuse: la thrombolyse, qui consiste à dissoudre le caillot, n'est possible que durant les quatre premières heures après l'accident.
 

• L'hospitalisation

La durée moyenne d'hospitalisation, en général dans un service neurovasculaire, est d'une dizaine de jours. Ensuite, selon leur état, les patients rentrent chez eux, partent en centre de rééducation ou en maison de retraite.

Les séquelles peuvent être multiples:

- des séquelles motrices: difficultés à bouger un ou plusieurs membres (hémiplégie), paralysie, insensibilité sur un côté du corps (hémianesthésie),
- des difficultés à déglutir,
- des troubles de comportement: humeur, concentration ou mémoire sont affectées,
- des troubles de l'équilibre: ils nécessitent parfois de la rééducation et un mobilier adapté,
- des troubles du langage requérant des séances d'orthophonie (aphasie),
- une importante fatigue.
Toute douleur doit absolument être signalée afin d'être prise en charge.
 

• La récupération de l'AVC

Les déficits moteurs s'améliorent pendant 6 mois. Alors que la parole peut continuer à progresser pendant 18 mois. 
Un AVC est aussi un immense choc psychologique, qui s'accompagne de douleur et de tristesse. Il faut réapprendre à vivre.

Les facteurs de bon pronostic dépendent:

- d'une prise en charge rapide, 
- de l'âge (être jeune est un plus),
- d'un bon état de santé général avant l'AVC,
- de la présence d'un entourage solide, 
- d'un bon moral.
 

• Le bilan post AVC

Il se fera à 3 mois, 1 an ou plus...
À distance de l'accident, entre 3 mois et 2 ans après, le neurologue peut décider d'une évaluation post AVC, en hôpital de jour ou en consultation. 

Il s'agit d'un bilan de l'état du malade (à la fois neurologique et du handicap) et de sa prise en charge actuelle. Selon son résultat, il peut être demandé des examens complémentaires et des avis à d'autres spécialistes.
L'objectif est de vérifier que le patient est bien pris en charge et qu'il bénéficie de tous les soins adaptés à son état.
 

Comment éviter la récidive?

Le malade doit modifier son mode de vie et s'astreindre à quelques règles de base:
suivre le traitement prescrit, en général un anticoagulant,
surveiller et traiter les facteurs de risque, en premier lieu l'hypertension artérielle, mais aussi le diabète et les problèmes de cholestérol,
soigner son hygiène de vie: exercice physique (quand c'est possible), arrêter de fumer, limiter l'alcool et maintenir un poids de forme.

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