Pour bien apprendre, un enfant doit bien dormir

Pour bien apprendre, un enfant doit bien dormir

lundi 02 décembre 2019
Couchers tardifs, nuits agitées, levers matinaux... Lorsqu'un enfant a accumulé un retard de sommeil trop important, on dit qu'il souffre d'une dette de sommeil. Cette fatigue peut avoir des conséquences sur le développement physique et intellectuel. Revoir certaines habitudes suffit souvent à régler le problème.
Des premiers mois de vie à l'adolescence, bien dormir est très important. Concrètement, le sommeil contribue au développement cérébral de l'enfant, régule la production de plusieurs hormones (hormone de croissance, mais aussi cortisol, insuline, hormones de l'appétit), consolide les informations mémorisées pendant l'éveil et favorise l'apprentissage récent.
Lorsque le manque devient trop important, le corps fait alors “crédit” d'un certain nombre d'heures. On parle alors de “dette du sommeil”. Plus la privation du sommeil est importante, plus la récupération sera longue.

Des changements d'humeur et de comportement
L'enfant fatigué peut se montrer plus agressif, agité, capricieux et impulsif en fin de journée. « Ce manque de sommeil diminue ses capacités de concentration et d'apprentissage », assure un pédiatre spécialiste du sommeil de l'enfant. Il est également plus fragile face aux infections. Chez les moins de 10 ans, les études ont démontré que le manque de sommeil chronique augmentait le risque de surpoids ou d'obésité plus tard.
Lorsque l'un de ses signes se manifeste et que vous suspecter une dette de sommeil, il n'y a qu'un seul remède : dormir davantage.
Respecter les cycles du sommeil
Pour limiter cette fatigue, il faut avant tout veiller à adopter un rythme régulier d'un jour à l'autre, y compris les week-ends. Il est également important d'éviter les levers tardifs pour rattraper une mauvaise nuit, car il s'ensuivra un décalage des heures de coucher.
La sieste chez le jeune enfant de plus de 2-3 ans ne doit pas être trop longue, ni trop tardive (de préférence en début d'après-midi) pour ne pas retarder le sommeil nocturne.
Lors du dernier repas de la journée, les parents doivent veiller à ce que les enfants mangent correctement, ce qui facilitera leur endormissement et évitera que la faim ne les réveille.
Pas d'écran le soir !
Selon les experts, la lumière bleue émise par les écrans de smartphones ou de tablettes décale l'endormissement et perturbe le sommeil. « Il faut calmer le rythme avant le coucher. Diminuez les stimulations et instaurez un rituel : la toilette, en pyjama, une histoire et au lit ».


 
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